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Parcourir le Monde

Via de la Plata #2 Dans les pas ... de mes pas

Xtian

Jeudi dernier, j’ai quitté Séville traversant le Guadalquivir par le Pont Isabel II longeant pendant quelques temps le fleuve pour rejoindre la campagne au-delà de Camas. Dans les faubourgs, j’ai retrouvé l'Espagne d'antan, crasseuse et poussiéreuse, avec ses innombrables immondices le long des routes.

Passées les dernières habitations, dans les rares bosquets du secteur et puisque c’est déjà le printemps par ici, une bouscarle, une cisticole ou un cochevis huppé égrenaient leur chant ou leur cri dans un décor devenu aride ...

Me voici donc de retour sur la Via de la Plata, un superbe itinéraire que j’ai parcouru en 2011. En fait, ce n’était pas cette voie romaine qui était à mon programme cette année, puisque j’avais de longue date choisi de rejoindre Grenade et, de là, sac sur le dos je voulais prendre la direction de direction Madrid via Jaén, Ciudad Real et Tolède, un itinéraire très peu parcouru du moins en son entier.

Mais coincé chez moi pendant de longues semaines cet hiver, je n’ai guère d’entraînement aux longues marches cette année et, de très longues étapes de plus de 35 km apparaissant vraiment trop vite au planning de ce « Camino Mozarabe Manchego » m’ont fait renoncer.      

J’ai donc retrouvé avec bonheur ces plaines andalouses qui m’ont conduit vers la Sierra Morena qui sépare le plateau de la Meseta du centre de l’Espagne des plaines de l’Andalousie. J’ai aussi retrouvé les pistes en terre au milieu des cultures avec des montées et des descentes, avec des gués à franchir, parfois plutôt scabreux ; l'un – le premier jour - est connu pour être redoutable avec souvent plus d'un mètre d'eau mais aisé à franchir cette fois tout comme un second arroyo fort nauséabond à l'entrée de Guillena.

J’ai retrouvé au cours de ma seconde journée une nature sauvage, les pistes en terre, les sentiers ravinés, mais je n'ai pas vu les dizaines de lapins de garenne qui s'en donnaient à cœur joie lors de mon passage il y a quatre ans. Par contre, les cigognes étaient en nombre...

Il était encore un peu tôt en saison pour revoir ces dizaines de milliers de fleurs, notamment des cistes, dont le spectacle m’avait tant ravi en 2011 (mais c’était début avril) et pourtant des cistes et des asphodèles par centaines avaient commencés à percer !

J'ai rejoint Almaden de la Plata, après un pénible parcours sur une route goudronnée durant 17 kilomètres, punition largement compensée par la traversée du très beau Parque Berocal qui m'a offert une nature encore plus sauvage que dans l'étape de la veille, où les chênes verts et les chênes liège disputaient l'espace aux eucalyptus et aux pins, mais aussi aux pâquerettes, croisant et recroisant à plusieurs reprises - notamment au passage d'un gué où je m'étais déchaussé pour me rafraîchir les pieds - Chantal et son petit frère (beaucoup plus grand qu'elle), deux randonneurs parisiens. 

J'ai fait halte à l'albergue municipal et on s'est retrouvé en soirée autour d'un repas en commun arrosé de deux bouteilles de vin de la Rioja que j'avais été chercher, pour fêter l'anniversaire de Sonia, la petite belge, un vin bien apprécié après une étape de 29 kilomètres.

Dimanche, c'était un parcours par monts et par vaux - et les monts par ici, ça grimpe dur dret dans l'pentu comme on dit en Savoie - qui m'a mené à El Real de la Jara ; c'était bien court, mais il faut savoir en garder sous le pied et je me suis fait violence pour ne pas continuer comme je l'avais fait en 2011.

Lundi donc, j'ai rejoint Monesterio, la capitale du Jamón Ibérico marchant sur des pistes en terre qui serpentent entre les fincas et les dehesas.

Ici les cochons vivent en liberté dans de grands espaces. Quand on connait les conditions déplorables faites à ces pauvres bêtes dans l'hexagone, nos éleveurs pourraient s'en inspirer. J'ai fait étape au sympathique albergue parroquial.

Aujourd’hui, progressant toujours au milieu des chênes verts, empruntant une piste en terre coincée entre deux murettes de pierres sèches pendant des kilomètres, l’étape du jour m’a conduit à Fuente de Cantos, petite bourgade (5.000 habitants) pourtant bien connue car lieu de naissance du grand peintre Francisco de Zurbarán.

D'ailleurs, l'albergue, splendide et luxueuse, est installé dans l'ancien Convento de los Frailes de Zurbarán, l’un des meilleurs gîtes de la Via de la Plata où j’ai trouvé un accueil sympathique.

Demain, je rejoindrais Zafra, une cité de 17.000 habitants par une longue piste en terre battue ou empierrée qui serpente entre les cultures et que j’avais trouvée bien monotone il y a quatre ans.

Le paysage y sera moins beau que les jours précédents mais le parcours pour une fois sera presque plat - à 700 m d'altitude quand même.

¡ Hasta Luego !

 

Carte avec le parcours Séville→Guillena - détails techniques - fichier GPX [ clic  

Carte avec le parcours Guillena→Castilbalnco de los Arroyos - détails techniques - fichier GPX  [ clic   

Carte avec le parcours Castilblanco de los Arroyos→Aladen de la Plata - détails techniques - fichier GPX  [ clic   

Carte avec le parcours Almaden le la Plata→El Real de la Jara - détails techniques - fichier GPX  [ clic ]  

Carte avec le parcours El Real de la Jara→Monesterio - détails techniques - fichier GPX [ clic ]   

Carte avec le parcours Monesterio→Fuente de Cantos - détails techniques - fichier GPX  [clic  

 

 

Sur la Via de la Plata #1 Sevilla

La Via de la Plata #3 De Fuente de Cantos à Mérida

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Commentaires
X
@anna<br /> Gracias por tu comentario, gracias tambien pour l'acogida en su albergue.
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E
Je commence ton périple. C'est vrai que tu as été coincé chez-toi cet hiver et c'est difficile des'y remettre. C'est toujours l'effet que cela me fait lorsque je fais "une pause" malgré moi.Tes images sont belles et dépaysantes pour nous. J'aime beaucoup ces petits murs de pierres sèches ....<br /> Bonne continuation .... d'y toi que je t'envie !
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B
Bonjour Xtian<br />  C'est un plaisir que de te suivre parmi ces paysages qui me sont inconnus
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A
Bonjour ChristianC'est formidable : comme tu nous y invites, j'ai ouvert l'onglet « Ou suis-je ? » puis clic sur la plamisphère et je vois ton parcours ! J'ouvre mon PC en début de matinée et je vois ou tu es, puis en fin de matinée, je vois que tu as avancé.Bon courage !
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S
Cette Espagne lumineuse et sauvage, mais si souvent sale et polluée, m'a toujours mis mal à l'aise. Par exemple, je ne me remets toujours pas des guêpiers sur les grillages chargés de plastiques des décharges à ciel ouvert. Contraste trop fort pour moi qui suis habitué aux tas d'immondices sans guêpier !!!<br /> Bon courage.
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F
Ah mais t'es un sacré marcheur toi !  en cette saison passe encore il ne fait pas chaud chaud mais quand même<br /> cela doit paraitre long long de faire tout ce chemin tout seul !
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Z
OK ,j'ai vue tu et parti du bas et tu remonte ,je ne connais pas du tout l'Espagne <br /> pour la copine exuse ,je croyais quelle t'acompagnait <br /> a bientot pour la suite bisous
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X
@zette<br /> Je marche seul avec la nature pour compagne... Et pour voir où j'en suis, tu cliques dans l'onglet "où suis-je" sur la planisphère.<br /> @pascale<br /> Ça ressemble plutôt à la garrigue qu'on trouve au sud du Gard. En tous cas, c'est bien sauvage par ici...
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P
Merci pour la balade. Cet endroit est très semblable tant en paysages que sur les demeures qu'on peut trouver en Camargue.Belle fin de journée
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Z
Bonjour Christian<br /> dit donc tu doit en avoir plein les pattes le soir ! et ton amie aussi ,bon vous être 2 jeunes  .....<br /> je préfère voir tes photos ,c'est moins pénible (rire)<br /> e vais allée voir sur google earth ton périple (si je le trouve )<br /> merci pour ton petit mot ,ça ma fait plaisir d'avoir de tes nouvelles <br /> bonne continuation a vous 2 bisous de la voisine
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B
Merci pour tes belles photos, et tu es vraiment courageux, <br /> Moi mon genou est tellement en vrac que je ne pourrais pas.<br /> Bon courage, et envoie nous de belles photos <br /> Bonne journée<br /> François
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B
bonjour Christian , ah oui tu es courageux !  il faut être en forme !!!  mais de partir à pied comme ça c'est super !!!  on voit le vrai pays que l'on traverse  !  merci pour tes partages en photos et en commentaires  !  bon courage pour la suite  , le corps sera dérouillé  lol lol lol ,  nous c'est comme ça  !  les 1 er jours 5 km  et  après  10 voir 15 km  et +++  lol lol   <br /> bonne semaine  A+  amicalement 
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J
 Toute mon admiration car je fais de la marche, je ne serais pas capable de faire un tel périple.
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I
Bonne continuation Xtian et surtout n'en fait pas trop, ma kiné préférée, celle qui me masse mais "en tout bien tout honneur" s'entend, n'arrête pas de me le dire, encore ce matin où je lui demandais de commencer la muscu de mon pauvre petit bras et qu'elle m'a refusé.<br /> A bientôt pour de nouvelles aventures.<br /> Yvan<br />  
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