La balade commence devant la petite chapelle des Confins (1.419 m) bâtie dans un cadre magique près du lac des Confins, au pied des combes des Aravis et cernée de verts pâturages où vaches, chèvres et moutons paissent tranquillement dans les alpages fleuris. Mon itinéraire emprunte le sentier balcon utilisé pour partie suivi à l’occasion d’une balade à la Tête du Danay en fin d’hiver 2022. Aujourd’hui, c’est en solitaire que je démarre en suivant la petite route qui mène aux Frasses (1.380 m), puis, dominant La Clusaz, c’est un joli parcours sur un sentier qui se faufile entre des prés d’alpage...
Je n’étais pas revenu au lac Saint Clair depuis mon passage ici en février 2022 dont je vous parlé dans ce billet . pourtant il a son charme mais nous avons en Savoie tant de possibilités de chouettes balades ! Situé sur la commune de Détrier, aux confins de la Savoie et de l’Isère et à deux pas du gros bourg de La Rochette-Val Gelon, ce lac Saint Clair est un écrin de verdure. Ce joli plan d'eau aménagé, est décrit à juste titre dans les brochures touristiques comme « très agréable, familial et idéal pour une journée de détente », mais il est loué aussi pour son cadre verdoyant au pied des massifs...
De Rembrandt à Van Gogh, collection Armand Hammer à la Fondation Gianadda
C’est une traversée magistrale de la peinture européenne cet été à la Fondation Pierre Gianadda, une première en Europe. Quarante chefs-d’œuvre venus tout droit du Hammer Museum de Los Angeles, rassemblés sous la bannière flamboyante de deux géants, Rembrandt et Van Gogh, pour raconter plus d’un siècle de création, de lumière, de rupture et de modernité. Il y a là la chair souveraine d’une Junon par Rembrandt, l’élan haletant d’un Semeur de Van Gogh, les marines argentées de Boudin, la lumière éblouie de Monet à Bordighera, ou les ballerines embrumées de Degas. Derrière ces œuvres, une figure fascinante...
La saga débute en septembre 2011 lorsque, à la requête de la paroisse protestante, Léonard Gianadda demande à son ami Hans Erni le projet d’un vitrail pour orner la chapelle. De un, les vitraux deviennent trois, puis sept, puis douze et, finalement, dix-sept. L’ensemble est offert par le mécène en souvenir de son épouse Annette, décédée le 8 décembre 2011. Réalisés en quatre étapes sur plus de trois ans, les vitraux de Hans Erni possèdent une unité incontestable, particulièrement bien rendue par l’atmosphère qu’ils créent dans la chapelle. Tout s’enchaîne si naturellement qu’on ne réfléchit plus...