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Parcourir le Monde

Le Chemin de Saint Guilhem #2 L’Aubrac de la foule d'Aumont-Aubrac à Saint Chély d’Aubrac

Xtian

L’Aubrac, c’est un vaste plateau volcanique à environ 1.200 mètres d’altitude dont le point culminant est le Signal de Mailhebiau (1.469 m). Cette gigantesque table basaltique a conservé les traces d’éruptions avec des puys coniques, des chicots ou des orgues basaltiques qui ponctuent le paysage. Les glaciers du quaternaires ont par la suite remodelé le relief creusant de larges vallons au fond desquels apparaissent de petits lacs ou des tourbières. Les herbages occupent la quasi-totalité du plateau proposant une flore riche où les jonquilles, les narcisses et la gentiane offrent une palette merveilleuse de couleurs. Quelques villages et des centaines de burons émaillent ce paysage de pâturages quadrillés de murettes de pierres sèches.

 

♦♦♦♦♦

 

J01- Jeudi 4 juin ~ Aumont-Aubrac  → Rieutort d’Aubrac

En raison de la chaleur, Vincent le propriétaire du gîte La Ferme Du Barry, a avancé l'heure du petit déjeuner à 6 heures 30 ce qui m'a permis d'être dehors à 7 heures alors que les « Compostelles » peu expérimentés continuaient à traîner quand ils n'étaient pas encore en train de dormir !

Dès la sortie du village c'est un festival de genêts en fleurs, ils abondent dans les haies qui bordent le chemin mais aussi dans les champs et ils embaument d'un parfum envoûtant.

La première partie de l'étape se fait en traversant des sapinières ensuite ce sont les paysages si typiques de l'Aubrac : immenses prairies en fleurs, bordées de murettes de pierres sèches, pâtures où paissent d'aimables bovins qui vous regardent passer avec intérêt alors qu'on chemine entre 1.100 et 1.200 mètres d'altitude, le point le plus haut du jour étant à 1.250 mètres, deux kilomètres avant la fin de l'étape, une petite étape que j'ai menée à bon train !

 

Mon découpage d'étapes en deux portions de presque même longueur  - ce n'est pas celui des topos-guides qui proposent 28 kilomètres un jour et 15 kilomètres le lendemain ( ! ) et on se demande bien pourquoi - m'amène à faire halte au gîte L'Ange Gardien à Rieutort d'Aubrac.

Ce faisant j’évite la foule des marcheurs et pélerins de Compostelle qui se presse pour atteindre Nasbinals. Accueil sympathique de Marie dans ce gîte que je connais déjà, hébergement en yourtes, dîner végétarien... Soirée calme avec trois allemands.

 

J02 – Vendredi 5 juin ~ Rieutort d’Aubrac → Saint Chély d’Aubrac

Petit dilemme, la chaleur impose de partir très tôt, mais le gîte communal de Saint-Chély d’Aubrac n'ouvre qu'à 14 heures, en principe... J'ai choisis pourtant de partir tôt, à la fraîche, et je me suis mis en marche de bonne heure.

À ce rythme je suis vite arrivé à Nasbinals, 7 kilomètres après Rieutort d'Aubrac.

 

Dans la bosse qui suit et qui va me faire grimper durant deux heures passant de 1.180 m à 1.315 mètres d'altitude, je me suis pris au jeu et j'ai commencé à doubler les marcheurs partis de Nasbinals. Le parcours est superbe qui fait traverser des alpages suvant la Grande Draille, alpages d’où la vue s'étend fort loin. 

Après Aubrac et sa domerie, débute la longue descente qui mène à Saint-Chély d’Aubrac, un sentier le plus souvent à l'ombre mais aussi bien mal pavé à plusieurs reprises. Finalement j'ai atteint le terme de mon parcours du jour à 11 heures 30, heureux d'avoir survolé cette étape d'un peu moins de 23 kilomètres. La forme serait-elle là ?

Si hier soir nous n'étions que quatre marcheurs au gîte de Rieutort, les autres ayant fait étape à Nasbinals sept kilomètres plus loin, voire à Montgros un peu avant, aujourd'hui tout le monde se retrouve dans les divers gîtes de Saint-Chély d'Aubrac, beaucoup au gîte municipal qui sera complet en soirée : ambiance très « chemin de Compostelle » sur cette portion du GR65, agitations, exhibitions pèlerines, fébrilité surfaite, prétentions...

C'est devenu le cirque médiatisé des candidat(e)s à la poursuite du Saint-Graal jacobiste... Tout est permis pour arriver à Santiago et pouvoir caresser des reliques supposées : on parle fort, on s'agite...

D'autres - ils sont les plus nombreux - cheminent sans sac ou avec un sac si petit que l'on comprend qu'il n'y a rien à l'intérieur ; leurs impédimentas voyageant par taxis, les pèlerins les retrouvent en arrivant à l'étape livrés par Transbagages ou La Malle Poste et dans les chambres du gîte c'est le déballage des valises, des sacs de voyage. 

Dans mon sac - qui m’assimilerait presque à cette deuxième catégorie - j’ai tout ce qu’il me faut et n’ai jamais manqué de rien pourtant je ne porte que 5,5 à 6 kg (selon la saison et le trek, eau en plus) !

Aujourd'hui il me faut accepter ce cirque, mais demain quittant le GR65 caminesque pour m'engager sur le GR6 montant vers la Croix de la Rode et le refuge des Rajas, je retrouverai la solitude et la tranquillité.

 

 

Carte avec le parcours – détails techniques – fichier GPX [ clic ]

 

 

Le Chemin de Saint Guilhem #1 L'aligot de Vincent à Aumont-Aubrac

Le Chemin de Saint Guilhem #3 L’Aubrac du solitaire

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Commentaires
E
bonjour Christian...<br /> je viens de prendre connaissance de ton com ...merci d'avoir répondu ...ben dis donc , ce jour la tu as eu la chance avec toi , quelle dégringolade !! la peur de ta vie ...je peux comprendre tu ais été vexé , toi qui était certain de ce que tu faisais , le danger était juste devant toi et tu ne l'avais pas vu ...les pauvres , ceux qui t'accompagnaient ont dû avoir la trouille aussi ,te voir descendu si bas , rien de cassé mais tout de même un peu étourdi , le temps que tu reprennes tes esprits et que tu évalues ta chute  ....tu vois toi qui est bien plus confirmé que nous  la faute énorme que tu as fait ....<br /> je m'en suis voulue longtemps de ne pas avoir pris conscience que ces gens ne nous suivaient pas , combien  de fois je l'ai dit à mon mari ...le mal était fait et on ne pouvait revenir en arrière  mais ce drame aurait pu être évité ...dans la station ,les gens ne parlaient que de cet accident ...combien de fois j'ai dit que la montagne est belle mais qu'elle est aussi très dangereuse ....personne n'est à l'abri d'un accident , quand on voit ce qui t'est arrivé ,c'est vrai  que tu aurais pu être mort  tu as une grand chance que le tapis  neigeux était assez épais  ....lorsque nous partions pour une longue randonnée j'avais toujours une petite peur  , peur de tomber dans un précipice même quelques fois aussi  en voiture , nous prenions parfois des routes si étroites ou nous ne passions pas à deux voitures ,il fallait toujours qu'il y en ai une qui recule jusqu'au parking ,ou on  ne pouvait mettre qu'une voiture et très près du bord , j'ai vu plus d'une fois le précipice bien trop près ....je ne sais si tu connais la Bérarde , arrivé en haut on ne peut aller plus loin , mais avant d'y arriver je peux te dire que nous avons monté cette route avec plus d'une fois la peur au ventre qui me tenaillait , c'était toujours mon mari qui conduisait en montagne , il conduisait très bien ,rien à  dire la dessus mais il ne comprenait pas toujours pourquoi  parfois j'avais peur , un jour c'est moi qui ait pris le volant et la je peux t'assurer  que la trouille il l'a eu ,il ne voyait que ce précipice à un tel point que ce jour la , j'ai dû me garer dès que j'ai pu et il a repris la conduite , il a su ce que je ressentais en voyant ce trou  qui plus on montait  plus il s'agrandissait  et surtout je ne voyais pas le bord ,pas de parapet de protection<br /> .....mais depuis la Bérarde , plusieurs randonnées s'offraient à nous et nous les avons toutes faites et pour certaines refaites ....j'ai toujours aimé la montagne mais je ne l'ai jamais sous estimé .....tu as dû quelques fois rencontrer des gens  qui partaient pour une course beaucoup trop tard et peu équipé ( ils ne devaient pas savoir à quoi ils s'attaquaient ) , en petites sandales , sans rien pour se protéger du soleil sur la tête ,un petit sac à dos d'enfant pour plusieurs ,juste quelques biscuits et même pas à boire  , durant les vacances il y a beaucoup d'inconscients qui pensent que la ou ils veulent se rendre , ce n'est pas loin, pas difficile et j'en ai souvent vu tomber dans les descentes , ils glissaient sur les caillasses ....<br /> j'admire les randos que tu fais accompagné ou seul ,surtout seul ,il faut être sur de soi , ne pas avoir peur de l'accident ou de se perdre , quoique en suivant bien la carte topographique  , on ne se perd pas , c'est comme suivre sa route en voiture ....combien de fois on entend à la télé , les accidents qu'il y a eu en montagne , hiver comme été ..<br /> passe une bonne fin de journée Christian...<br /> bises  à++<br /> ghislaine
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X
@ Ghislaine bonjour<br /> Sage précaution que vous avez prise en rebroussant chemin avant que le brouillard ne soit trop dense. Et terrible sanction pour ce couple de promeneurs avec ses enfants … <br /> Le brouillard quand il est dense peut amener à un tel dénouement et ça peut même arriver à des montagnards expérimentés. En 2001 ou 2002, j’avais conduit un petit groupe au sommet de la Galise (3'343 m) au printemps, une belle randonnée à skis depuis le refuge Benevolo dans le Val de Rhêmes, en Italie. Plutôt que redescendre par notre itinéraire de montée sur le glacier de Lavassey, j’avais découvert une belle pente assez raide en neige poudreuse, un régal où j’ai amené mon groupe. Nous nous étions arrêtés sur une bosse alors que la brume envahissait le cirque laissant le soleil en arrière plan. Ah ! le jour blanc en skis de rando …<br /> Pour repartir, j’ai contourné la bosse où nous étions arrêtés et … descendez, on vous demande à l’étage en-dessous. À l’étage ? Non, plusieurs étages !<br /> Alors que, après avoir eu un court moment la tête en bas, je reprenais mes esprits dans un bon mètre de neige fraîche, si on m’avait demandé de combien avait été ma chute, j’aurais avancé 7 à 8 mètres en ayant peut-être l’impression d’exagérer. Plus loin, en me retournant pour voir le « théatre » de mon exploit, j'aurais avancé 20, 25 mètres peut-être. 45 mètres tel a été le verdict du mari de la gardienne du refuge, guide de montagne du Val d’Aoste ! Les membres du groupe m’ont bien cru mort tout comme des autrichiens un peu plus loin … J'ai eu la chance que la paroi rocheuse était surplombante d'une part, et d'avoir atterri dans une importante couche de neige pourdreuse d'autre part. Ça s’est bien terminé, de belles courbatures et puis c’est tout. Un joker de vie gâché, un de plus oserais-je dire !<br /> Les jours qui ont suivi, lorsque je regardais un immeuble en allant bosser à Genève, je me disais quinze étages et plus, non c’est tartarinesque, j’ai dû faire un mauvais rêve. Et puis, j'étais très vexé d’avoir fait une faute, moi qui me vantait de maîtriser totalement mon art !!! <br /> Bonne journée Ghislaine
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B
bonjour Christian ,un régal de revoir ces fleurs et ++++  en réponse ,<br /> il y a aussi la chapelle de Rocamadour !!! à Camaret  mais je n'ai pas d'info  , sur le net ?  !<br /> demain la suite ... bonne journée  a+  amicalement 
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E
bonsoir Christian....<br /> je viens de me régaler à regarder toutes tes photos et ce n'est que le début ...quand je te suivais sur la carte , je me doutais que tu étais seul , comme tu le sais déjà des randonnées avec mon mari et mon fils nous en avons fait  ,on s'entrainait d'abord chez nous , nous partions le week-end dans les Flandres ,il y a beaucoup de sentiers et de petites routes pour faire de la marches ,n'habitant pas la montagne , nous ne pouvions nous permettre de partir à l'assaut de la montagne sans s'être d'abord mis en condition pour les vacances ....mais dès que nous étions à l'alpe d'huez nous restions une journée sans redescendre , le temps de s'habituer à l'altitude ,puis nous commencions par une petite randonnée avant de nous engager plus haut ( une mise en jambe  comme nous disions ) , ensuite on s'accordait une seule journée de repos chaque semaine ou nous en profitions pour nous balader dans l'alpe , si tu connais cet endroit , tu sais qu'il y a des lacs pas bien loin de l'alpe ,nous y allions en voiture et arrivé au niveau de ces lacs , nous laissions la voiture sur le parking ...puis nous partions en empruntant  le trajet passant près des lacs et nous allions jusqu'au téléphérique de  Vaujany et nous revenions par le sentier le plus direct  , si nous avions du temps , nous allions par la route jusqu'à Villars Reculas , 7 kms  pour y arriver  puis la nous prenions les œufs ( des petites cabines téléphérique  )qui nous menait à l'alpe pour le reste du trajet ........un jour alors que nous étions parti justement vers ces lacs , nous en avions déjà passé deux   quand le brouillard est vite arrivé  ,nous avons continué encore un peu   mais devenant trop dangereux nous sommes revenu sur nos pas ,des personnes avec deux enfants marchant  devant nous en nous dirigeant vers les lacs , nous leur avons conseillé de faire demi tour et de prendre le même chemin que nous  qu'il était sans danger  et qu'on arrivait directement à la route .....dans ce brouillard , nous les avons perdu de vue et comme nous marchions le plus souvent pour nous même , nous avons continué .....le lendemain ,nous apprenions que ces personnes s'étaient quelque peu perdu , le monsieur est allé au devant cherchant un sentier alors que sa famille attendait qu'il revienne , si seulement ils nous avaient suivi , ce drame aurait pu être évité , le brouillard était si dense qu'il s'est perdu et arrivé près d'un précipice qu'il n'a pas vu ,  il est tombé et s'est tué ...j'ai plains cette famille  , cette femme qui restait seule avec ses deux enfants .......je ne dis pas que nous sommes des pros ,loin de la , mais nous en connaissions assez pour  connaitre les dangers de la montagne ...<br /> j'ai vu le tableau que tu as fait de tout ce que tu emportais pour être le moins chargé possible ....juste ce qu'il faut ,ni plus ni moins ............et tous ces genêts  , ces grandes étendues  que c'est magnifique ...il était trop tôt pour rencontrer des marmottes ?? à moins que de ce côté il n' y en a  pas ....<br /> passe une bonne fin de soirée Christian ...<br /> bises    à +++<br /> Ghislaine
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P
Bonjour Christian et merci de ton passage sur mon blog<br /> Pour répondre à ta question oui, il me semble bien que le chemin de d'Itxasou est sur la route de Bayonne à l'Espagne, mais je ne l'ai jamais pratiqué. Je dois redescendre au mois de septembre sur Saint Jean de Luz et je regarderai.<br /> Je viens de parcourir ton article et je suis comme toi, nous marchons très souvent en solitaires avec mon épouse, on ressent mieux ce que la nature, les paysages, les villages et tout un tas d'autres choses nous enseignent. J'ai horreur de discuter chiffon ou mécanique lorsque je suis en randonnée car j'ai les yeux qui regarde partout et ça m'empêche de me concentrer.<br /> Bonne randonnée et bonne journée<br /> @lain
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X
@Framboise<br /> Ben non, justement je randonne habituellement en solitaire et surtout pas en groupe - ce sera l'objet de mon prochain billet « L'Aubrac du solitaire » et la foule, justement, m'horripile ! Quant aux « exploits » de ceux qui ont fait un temps canon pour effectuer un trajet (hormis les jours où une météo impose de mettre le turbo) ou ceux qui font des étapes énormes et s'en vantent,  ils me font sourire.<br /> Oui, avec l'expérience et l'entraînement je peux faire de très très longues étapes (47 kilomètres et 37 kilomètres le lendemain du côté de Tolède au printemps 2012 lorsque j'ai traversé l'Espagne de la Méditerranée à l'Alantique - un trek de six semaines durant lequel je n'ai vu aucun marcheur quatre semaines durant). Mais ça n'intéresse personne et, de plus, on ne voit plus rien : les paysages, la nature, la vie sauvage, les trésors d'architecture. L'appareil photo reste alors obstinément dans le sac (d'ailleurs ceux-là n'emporte que rarement un APN) et quant à échanger avec les « locaux » il n'en est plus question ! Toujours au printemps 2012 en Castilla-La Mancha, un jour un viticulteur a arrêté son tracteur après plusieurs passages auprès de moi alors que je cheminais sur une piste terreuse longeant ses vignes et nous avons tchatché un petit moment ! J'aime bien échanger avec celles et ceux que je croise et j'ai mes trucs pour démarrer des conversations... L'échange est un richesse dont je ne souhaite pas me priver. <br />  <br /> @Bébert<br /> En CC, nous privilégions les bivouacs solitaires, tu l'auras compris !<br /> Ciao
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F
randonner en groupe comme tu le fais dans cette partie, déjà que j'aurais du mal à suivre le rythme mais en plus j'aurais encore plus de mal à écouter les exploits , les records etc ... y'a longtemps que j'ai abandonné les clubs de marche à cause de cela, faut toujours qu'il y en ait qui se montre plus fort plus rapide plus plus plus et moi , ça me gonfle<br /> Sinon ta balade est bien sympa hormis la chaleur qui doit être très pénible à supporter<br /> je retiens la formule du sac lourd plein d'angoisses !!
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B
bonjour Christian , ah l'Aubrac nous y sommes allée en CCar  super !!!  , quel paysage  on se croit ailleurs !!  <br /> tu en fais des belles balades - randos  , les églises  et tous ces champs fleuris  j'aime ,   belle journée A+<br /> ps :  oui on ne peut rester la nuit  mais il y en a qui reste , mais Danielle n'a pas voulu  lol lol  
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