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Parcourir le Monde

Gaillac

Xtian

Après la halte à La Canourgue, nous avons poursuivi notre route vers les Pyrénées avec un arrêt au musée Soulages de Rodez et un bivouac à Saint-Just sur Viaur, petit village comme je les aime, loin de tout et immergé dans la nature. Le contournement d’Albi – ville déjà visitée – réalisé sans encombrements, plus loin nous avons quitté l’autoroute de Toulouse, soixante kilomètres avant la ville rose, pour gagner Gaillac.

C’était jour de marché et l’aire de camping-cars n’étant pas atteignable, nous avons erré dans les encombrements pour finalement trouver à nous poser au pied de l’abbaye, en bord du Tarn et à l’ombre de surcroit, appréciable en ces jours de canicule !

Ville millénaire, Gaillac a grandi grâce à l'agriculture florissante de sa région, le vin de Gaillac et le pastel, exportés grâce à son port et à l'activité économique de l'abbaye Saint-Michel. Ce passé a laissé l'empreinte de la brique rose dans toute la ville historique rénovée.

L’abbaye Saint-Michel a été fondée en 972, quand l'évêque d'Albi a confié un domaine aux bénédictins afin d'y fonder une abbaye, au bord du Tarn sur des terres qui avaient été occupées dans l'Antiquité par une villa gallo-romaine.

Le lieu défriché est alors mis en valeur, d'abord avec des cultures vivrières puis rapidement la vigne déjà plantée par les Romains permet un essor important. Un port est créé sur le Tarn, permettant d'exporter le vin vers Bordeaux.

L’abbaye était initialement sous l'influence de l'abbaye Saint-Pierre de Moissac, et donc indirectement celle de Cluny. Toutefois, en 1079, elle fut rattachée à l'abbaye de la Chaise-Dieu, filiale de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac. Un manuscrit du chant grégorien Graduale Albiense, arrivé au monastère peu avant cet événement, est un témoignage de ce rattachement.

Le domaine monacal a été relativement épargné lors de la croisade des Albigeois dans la politique de la terre brûlée contrairement aux possessions du comte Raymond VI de Toulouse. Dès le retour de la paix, le commerce du vin reprend. Ses revenus permettent une reconstruction partielle de l'abbaye en 1273. En 1524, elle est sécularisée, un chapitre de chanoines remplace la communauté, mais le titre abbatiale est conservé.

La guerre de Cent Ans puis l'épidémie de peste noire ruinent la ville : elle perd la moitié de sa population et le commerce du vin cesse. Entre 1562 et 1572, les guerres de religion voient à plusieurs reprises des combats entre catholiques et protestants. Ils s'achèvent en 1572 par un massacre de protestants. Ces derniers sont défenestrés depuis l'abbaye et achevés dans le Tarn par des bateliers.

Après les déprédations des protestants, l'abbaye est reconstruite et redécorée entre 1570 et 1620. Avec le commerce du vin et l'essor de la culture du pastel, l'abbaye prospère à nouveau.

À la fin du XIX° siècle, son domaine est vendu comme bien national par les révolutionnaires suite au décret des biens du clergé mis à la disposition de la Nation à partir de 1789.

L'église abbatiale, devenue l'église Saint-Michel, est le siège d'une paroisse de Gaillac. À ses côtés, une cour matérialise l'emplacement de l'ancien cloître.

Quant aux bâtiments de l'ancienne abbaye, ceux qui restent ont été restaurés. Ils abritent le musée de la Vigne et du Vin sur l'archéologie, la navigation sur le Tarn, le vignoble, le compagnonnage, et les traditions et arts populaires, la maison des vins de Gaillac et un caveau de dégustation.

Après un coup d’œil sur la ville et sur l’abbaye depuis le pont sur le Tarn, nous avons erré dans le centre envahi par les chalands du marché avant de revenir par l’abbaye après un passage dans une œnothèque pour acquérir une bouteille de vin de Gaillac qui sera apprécié au repas du soir.

Un concert d’orgue est organisé durant l’été par l’association des Amis des Orgues chaque vendredi à midi et nous n’avons pas manqué l’occasion d’écouter de superbes morceaux interprétés par un organiste de talent sur le splendide orgue de Cavaillé-Coll. À la fin du concert, nous avons été invités à monter à la tribune pour un riche échange entre l’organiste et son public.

 

Un moment agréable dans notre voyage.

 

 

La Canourgue

Randonnée au Soum de la Pène

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Commentaires
C
Une très belle balade dans les rues de ce joli village que je ne connais pas mais qui a tout pour me plaire. J'espère le voir de près un jour ! Les guerres entre religions sont terribles.. encore un exemple de plus ! Quant à l'orgue, ce passage à la tribune a dû être très instructif ! Un petit tour bien complet ! Merci Christian. Bizh
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F
comme dit Micromick l'Eglise n'a pas toujours été tolérante mais nous au moins nous ne sommes plus au moyen age comme certains .<br /> Je ne connais pas Gaillac mais visiblement il y a beaucoup à faire et à voir si j'en juge d'après des photos<br /> de quoi passer un bon moment<br /> je me demande combien il y a d'hotel ou restaurant le Lion d'or en France ?<br /> bon vendredi et merci pour cette belle découverte
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L
coucou,<br /> Que de belles photos. je te suis avec beaucoup de plaisir.<br /> AmicalementHuguette
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E
bonsoir Christian....<br /> et bien , je n'ai jamais tant marché d'un coup , je viens de parcourir les articles 183,184 ,185 ....beaucoup trop long à résumer tout , j'aurais beaucoup à dire ....camping car + randonnées ....point de bouquetains en 183 , que dalle comme tu dis , et dire qu'il y en a un qui est passé entre tes deux traversées ...il a dû te narguer celui la ....mais ...2 marmottes , c'est mieux que rien ...un jour alors que nous étions en rando ,parti à 5 heures du matin ,nous avons eu la chance d'en voir , ils étaient descendu un peu plus bas pour tout simplement boire ....quand nous les avons aperçu ,nous nous sommes arrêté et sommes resté assis pour ne pas les faire fuir ,mon mari à presque réussi à en prendre en photos  , d'un seul coup ils ont détalé comme un lapin...et les voila qu'ils montent et montent encore sur le flanc opposé de ce que nous allions ,en avançant  plus loin , il y avait des chamois , un peu moins farouches , ils nous ont regardé un moment , nous n'avons pas bougé et la mon mari a pu faire des photos puis ils sont parti....ensuite ce sont des marmottes que nous avons croisé , d'abord nous entendions uniquement leur cri et comme tu le sais parfois il y a de l'écho en montagne il était difficile de savoir ou elles étaient ...mon neveu parti en avant  nous fait signe de loin , il était allongé sur une roche plate et en dessous une famille de marmottes était la , bien grassouillettes, elles avaient déjà emmagasinée de la graisse pour l'hiver  et elles n'ont pas filées ......<br /> la ville rose porte bien son nom  grâce a ses briques , de belles bâtissent ,de nos jours les hommes sauraient-ils faire de telles constructions ? en tout cas ils ont su redonner toute la valeur de ces briques , de plus en plus de villes remettent les bâtiments et autres à neuf en nettoyant soit par sablage ,soit par laser et le résultat est la ....j'ai croisé une belle bâtisse à colombages qui datent   , elle est magnifique ...avec cette canicule tu as tout de même de la chance d'avoir de l'air en altitude ,c'est ce qui rend les randonnées plus facile si on ne compte pas les dénivelés et les névés pas toujours facile à franchir ....<br /> je rejoins micromick  lorsqu'il dit que les catholiques n'étaient pas plus tolérant , au temps du moyen âge et certainement avant , les bourreaux étaient surtout des hommes d'église , ils n'hésitaient pas à condamner  et a faire tuer même un innocent  pour leur pouvoir , allant du simple prêtre aux cardinaux  .....de nos jours les temps on bien changé et heureusement ....<br /> je te souhaite Christian une bonne continuation et je continue à suivre ta balise ....<br /> à +++<br /> bises<br /> ghislaine
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I
Souvenirs souvenirs...<br /> Saint Just ... Le village de mes vacances de petite jeunesse !<br /> Plus exactement au hameau de La Bastide. Tout un périple chaque année. Train jusqu'au viaduc, descente à pieds au niveau du Viaur avec valise à la main et accordéon (je jouais de l'accordéon) et deux à trois km de piste (route pas encore goudronnée) jusqu'à La Bastide. Et là, j'étais transformé en gardien de cochons (j'aimais pas, c'est con un cochon, alors quand il y en a plusieurs!!!) ou de vache, là j'aimais car ça me permettait de pêcher en les gardant car le chien faisait le travail. Et puis les beaux jours, malgré l'interdiction, je me baignais, ce qui me permettait entre autres de me décrasser, car bien sûr, pas de douche, ni de gogues d'ailleurs, c'était l'étable qui en faisait office.<br /> Et puis à une fête de St Just, j'ai fait mes premiers sous en faisant l'aubade (tournée de maison en maison avec la chanson du coin en ce temps là : les fiancés d'Auvergne que tout le monde me demandait. Et bien entendu fin de la journée rond comme un manche de pelle car tout le monde y allait de "la goutte", avec un sucre petiot, ça te fera pas mal...<br /> C'est là que j'avais un peu appris le patois (Rouergat), car dans la maison personne ne parlait français.<br /> En plus je côtoyais mon cousin plus âgé que moi, et qui plus tard est devenu "conteur occitan", Robert Marty.<br /> C'était il y a longtemps, très longtemps !
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J
Waouh, cela donne vraiment envie de visiter !
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M
Je ne suis pas pour l'islamisme intégriste, mais on peut dire que les catholiques n'étaient pas plus tolérants à une certaine époque!<br /> Une belle visite et de très belles images bien documentées.
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