Automne au Portugal - Il faut rentrer
Samedi 31 octobre
La saison s’avance, voici plus d’un mois que nous sommes partis et il nous faut bien rentrer mais non sans faire encore quelques haltes ici ou là sur le chemin du retour et notamment devant l’Ermita de Santa María de Eunate, et devant le Monasterio de San Juan de la Peña.
En plein cœur de la Navarre, l’Ermita de Santa María de Eunate se dresse comme un mystère de pierre, entourée de champs dorés et de silence. Son architecture octogonale, rare et énigmatique, date du XII° siècle, mêlant influences templières et symboles mystérieux.
Les colonnes élancées et les chapiteaux sculptés murmurent des récits anciens, entre légende et histoire. Certains y voient une halte pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, d’autres une ancienne nécropole ou un sanctuaire païen christianisé.
À l’intérieur, la lumière filtre à travers les fenêtres étroites, créant une atmosphère sacrée et intemporelle. Ce joyau roman, isolé au milieu des terres navarraises, fascine autant qu’il interroge, invitant à la contemplation et au voyage dans le temps.
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Une centaine de kilomètres plus à l’est, le Monasterio Nuevo de San Juan de la Peña, un impressionnant ensemble baroque, se dresse sur la magnifique prairie de San Indalecio au cœur des Pyrénées aragonaises.
La façade de l'église est l'un des aspects les plus intéressants de ce monastère baroque.
Son ornementation végétale exubérante, composée de volutes, de fleurs variées, de feuilles et de tiges d'acanthe, est particulièrement remarquable, même si l'on y trouve également des formes figuratives telles que des têtes de putti et deux anges tenant un bouclier unique au sommet. Les niches abritent trois saints étroitement liés aux moines qui vivaient entre ces murs.
Le portail central représente saint Jean-Baptiste (patron de la communauté), saint Indalecio (patron de la prairie sur laquelle se dresse l'édifice) à gauche, et saint Benoît (fondateur de l'ordre monastique pratiqué à San Juan de la Peña) à droite.
Un kilomètre plus à l’ouest, accroché dans une falaise, sous un immense surplomb rocheux, le Monasterio de San Juan de la Peña défie le temps depuis le X° siècle et c’est pour lui que nous sommes venus.
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Berceau de la monarchie aragonaise, il abrite le panthéon royal où reposent les premiers rois d’Aragon, sous des voûtes romanes chargées d’histoire. Les fresques médiévales et le cloître du XII° siècle, chef-d’œuvre de l’art roman, témoignent de la richesse spirituelle et artistique de l’époque.
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La légende raconte que la Vierge y apparut, guidant la fondation du monastère sous la protection miraculeuse de la pierre.
Aujourd’hui, le site, à la fois monastère et sanctuaire, offre une vue spectaculaire sur la montagne, mêlant recueillement et grandeur naturelle. Classé monument national, il reste un symbole de la foi et de l’identité aragonaise.
Mais il faut rentrer et un pensum de 870 kilomètres nous attend, mais nous rentrons avec déjà la nostalgie de ce qui est passé trop vite et ne reviendra plus…
Je vous invite à regarder le montage audiovisuel ( 14,09 minutes ) ci-dessous.
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