Dans les vignes de Chignin
Sous le dernier contrefort du massif des Bauges, le printemps réveille les coteaux de Chignin avec une douceur éclatante.
Sortie hebdomadaire de mon club photos, la balade printanière débute au cœur des vignobles escarpés, là où la Jacquère et la Mondeuse commencent à peine à débourrer, parant la roche calcaire d'un voile de vert tendre.
En s'élevant sur les sentiers, l'air frais des sommets encore enneigés se mêle au parfum des premières fleurs de cerisiers qui ponctuent les rangées de ceps.
Le clou du spectacle reste sans conteste les silhouettes altières des tours médiévales, vestiges d'un ancien système défensif, qui montent la garde au-dessus du village comme je vous l’ai raconté dans ce billet.
En serpentant entre la Tour de la Place et la Tour de Villard, on domine la combe de Savoie avec un panorama imprenable sur le Mont Granier.
Le contraste est saisissant entre la puissance de la pierre séculaire et la fragilité de la vigne qui renaît.
C’est une parenthèse hors du temps, où le calme n'est rompu que par le murmure du vent dans les feuilles naissantes, offrant aux marcheurs une immersion authentique dans le terroir savoyard.