Les vaches d'Hérens
Robustes, fières et combatives, les vaches de la race d'Hérens - cette race autochtone est originaire du Val d'Hérens dans le Valais, d'où son nom - peuvent aussi avoir un tempérament très doux et s'attachent facilement à leurs propriétaires.
Cette vache, naturellement fière et agile, dotée d’une belle musculature, de cornes solides et d’un cuir épais - un mètre vingt au garrot et pesant environ 550 kilos - est la plus petite vache d’Europe mais sa rusticité en fait une excellente montagnarde qui se déplace avec agilité en terrain difficile et peut ainsi paître aisément dans les hauts pâturages.
Bien adaptée au climat et au relief montagneux - elle grimpe facilement jusqu’à 3.000 mètres d'altitude - la vache d'Hérens est un véritable symbole de la vie montagnarde valaisanne.
Bien qu’elle ait un tempérament très doux, lorsqu’il s’agit de se regrouper, celles qui ont le plus de tempérament font alors valoir leur robustesse afin de décrocher, à coups de cornes, le titre de reine du troupeau et à chaque printemps, lors de la montée à l'alpage, elles luttent entre elles avec acharnement, corne contre corne.
Elles ne sont pas dressées pour ça et les affrontements sont naturels : la plus forte de toutes, marchera pendant l'été en tête du troupeau ( il faut lire la description d’un combat de reines dans le roman de Frison-Roch Premier de Cordée ).
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Ces combats ont lieu en plaine avant la montée à l'alpage et sur les alpages eux-mêmes non seulement dans le Valais mais aussi dans plusieurs cantons suisses, dans le Val d’Aoste et même dans quelques coins de Savoie et Haute-Savoie.
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Les vaches choisissent elles-mêmes leurs adversaires successives et arrêtent le combat dès que la vaincue se détourne. Celle qui a gagné s'en ira affronter une autre, les blessures au cours de ces combats sont très rares.
La tradition ancestrale de la désalpe – la descente des montagnes entre mi-août et fin octobre - s'est transformée depuis une vingtaine d’années en de grandes fêtes populaires qui attirent de très nombreux éleveurs, nombre de touristes et spectateurs passionnés.
Souvent, il m’est arrivé d’aller dans le Valais pour assister à cette désalpe à La Fouly, à Chandolin ou encore à Charmey dans le canton de Fribourg.
C’est l’occasion de voir défiler les troupeaux accompagnés des armaillis et de leurs familles encostumés, de déguster une raclette valaisanne accompagnée d’un ou deux verres de Fendant et, dans l’après-midi, d’assister à des combats comme je l’ai écrit dans ce billet..
Les éleveurs de la race le disent : « L’Hérens, c’est bien plus qu’une vache ».
→ pour en savoir plus
Edit : Un député LFI n'a rien trouvé de mieux à faire que de déposer une proposition de loi signée par 74 parlementaires issus de La France Insoumise, des Écologistes ou de Renaissance pour qui c’est “un geste politique fort afin de stopper cette pratique cruelle” . Ils n’y connaissent rien et c’est totalement débile parce que c’est aller dans le sens contraire à la nature qui pousse ces vaches à se confronter à leurs congénères et sans blessure contrairement à leurs dires. Voir l’article du Dauphiné Libéré du 22 juill. 2025