Carnet de voyage en Namibie ~ J15 La Deadvlei
Mardi 14 mars.
L’avantage de se loger dans le campsite de Sesriem, c’est qu’on peut partir très tôt, une heure avant que les touristes hébergés dans les lodges à l’extérieur du parc de Sossusvlei puissent y pénétrer et se précipiter vers la Deadvlei par une bonne route goudronnée.
Autrefois marais, maintenant c’est un désert d’argile blanchâtre dominé par les plus hautes dunes de sable du monde offrant un décor unique avec ses acacias multicentenaires, morts et séchés par un soleil cuisant. Nommé marais mort en anglais et en afrikaans, et pour cause, la Deadvlei est une cuvette de sel toute plate et entièrement recouverte d’argile blanche qui s’est retrouvée inondée il y a plus de 900 ans. Lorsque l’eau s’est retirée, des acacias du désert de l’espèce Acacia Erioloba ont pu y pousser durant plusieurs années. Puis les dunes de sable rouge ont entouré la zone, empêchant définitivement l’eau d’y revenir et les acacias sont morts, brûlés par le soleil et totalement calcifiés. Le site a laissé place à un immense cimetière d’arbres noirs, difformes et squelettiques, se détachant du blanc du sol, du ciel bleu azur et du rougeoyant des dunes, telle une peinture surréaliste.
L’endroit, d’une beauté exceptionnelle, a inspiré de nombreux cinéastes comme les réalisateurs de The Fall en 2006, The Cell en 2000, Ghajini en 2008, films dans lesquels plusieurs scènes ont été tournées au pied des célèbres dunes rouge-orangé géantes.
Ce paysage, qui semble réellement hors du temps, attire chaque année de plus en plus de voyageurs. Les touristes grimpent en haut de l’une des dunes, avant le lever du soleil, plus pour voir le soleil les teinter que pour observer du haut les arbres figés sur le sol blanc, un paysage de désolation grandiose. Les amateurs de belles photos, quant à eux, passeront des heures au fond de la cuvette à retenir dans leurs APN ces arbres torturés.
Nous nous levons à 5h15 et partons à 5 h 45. Les kilomètres sont avalés dans la nuit finissante, doublant ou étant doublés par d’autres véhicules venus du campsite comme nous. La route finit à 60 kilomètres devant un parking sableux où la plupart des voyageurs s’arrêtent pour prendre des 4x4 très équipés. Nous continuons, mais les quatre derniers kilomètres dans un sable meuble sont difficiles et on s'enlisera à trois reprises obligeant à dégonfler les pneus. D’un dernier semblant de parking, atteint à 7 h 15, nous partons pour rejoindre la Deadvlei dominée par la dune Big daddy, la plus haute du monde, avec ses 350 mètres de hauteur, en une trentaine de minutes de marche dans le sable pour faire moisson durant plus de trois heures de superbes clichés avec ces vieux arbres morts se découpant sur un fond de dunes. Nous y avons retrouvé, nos petites russes vues il y a quelques jours au Spitzkoppe, les demoiselles prenant encore des poses et on se demande si ce n’est pas pour des revues de mode. Effectivement, ici aussi, c’est très photogénique.
Retour à la voiture à 10h40, petit déjeuner sur place et à 11 heures nous reprenons la piste pour revenir à Sesriem
au campsite et déjeuner au bar à 13h45, un déjeuner qu'on a fait durer pour ne pas être dehors dans la chaleur ( 31°dans le restaurant bien aéré ). Les copains passent à la piscine et à 16 heures on bouge. La température frise encore les 40° à l'ombre. Nous sommes retournés vers le spot de ce matin non loin de la Deadvlei. Sur la piste de sable mou, cette fois ça s’est bien passé après avoir dégonflé les pneus. Plus loin nous serons salués par un bel autour chanteur au soleil couchant. Retour au campsite à 20h10, cinq minutes avant l'heure de fermeture de la barrière du parc, pour un peu nous étions enfermés dehors !
Je vous invite à regarder le montage audiovisuel ( 2,09 minutes ) ci-dessous.
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