Automne au Portugal ~ De Lisbonne à Sesimbra
Mercredi 14 octobre
Nous quittons le camping de bonne heure pour nous diriger vers l’un des concessionnaires Ford de Lisbonne où a été ménagé un RDV pour la révision annuelle de mon camping-car.
À cette heure, la circulation est encore fluide et nous attendons l’ouverture du garage à 8 heures. Accueil sympa de la réceptionniste, nous retrouverons le camping-car en début d’après-midi.
Nous occupons le début de la matinée à faire un long tour de près de deux heures en elétricos qui, avec leurs lignes sinueuses et leurs wagons jaunes rétro, sont bien plus qu’un simple moyen de transport : ils incarnent l’âme de la capitale portugaise.
Depuis plus d’un siècle, ces tramways historiques grimpent les collines escarpées de la ville, offrant aux habitants et aux visiteurs des vues imprenables sur l’Alfama, le Bairro Alto ou encore le quartier de Belém. La ligne 28, la plus célèbre, est une véritable attraction touristique, serpentant à travers les ruelles pavées et les places animées, comme un voyage dans le temps.
Leur grincement caractéristique et leur rythme paisible contrastent avec l’agitation moderne, rappelant le Lisbonne d’autrefois. Symbole de nostalgie et de charme, les elétricos sont indissociables de l’identité lisboète, mêlant tradition et quotidien avec une élégance désuète.
L'une de nos raisons de revenir à Lisbonne était le Museu Nacional do Azulejo (Musée des Azulejos) situé dans un ancien couvent et nous n'avons pas été déçus.
Le musée, niché dans l'ancien couvent de Madre de Deus, est l'un des trésors les plus singuliers du Portugal. Il retrace l'évolution fascinante de la céramique émaillée, du XV° siècle à nos jours, illustrant comment cet art est devenu l'identité visuelle du pays.
Le point d'orgue de la visite est sans doute la Grande Vue de Lisbonne, un panneau de 23 mètres de long représentant la ville avant le séisme de 1755. Entre les jardins paisibles et l'église baroque somptueusement dorée attenante au musée, le lieu offre une immersion totale dans l'esthétique portugaise.
C'est une étape incontournable pour comprendre l'âme de Lisbonne à travers ses motifs et ses reflets bleutés.
Déjeuner à Cais do Sobré, un restaurant au premier étage du Mercado Da Ribeira, connu pour y avoir à plusieurs reprises lors de précédents voyages et retour avec un peu de difficulté vers le garage Ford car ce matin, nous n’avions pas relevé dans quel quartier il se trouvait, l’insouciance de la jeunesse ! Nous récupérons le véhicule peu après 15 heures et prenons la direction de Fonte Da Telha, une aire sans grand intérêt mais où nous pouvons nous baigner, dans de gros rouleaux.
Ensuite, nous gagnons le Cabo Espichel où a été bâti le Santuário de Nossa Senhora do Cabo Espichel, l'un des sites les plus impressionnants et mystiques du Portugal ; situé à la pointe extrême de la péninsule de Setúbal, il surplombe les falaises vertigineuses de l'Atlantique. C'est un lieu où le silence de la côte sauvage rencontre la grandeur de l'histoire religieuse portugaise.
À deux pas, perché sur les falaises sauvages du Cabo Espichel, l’Ermida da Memória est un modeste sanctuaire du XVIII° siècle, témoin de la dévotion populaire. Son architecture sobre, en pierre blanche, contraste avec l’immensité bleutée de l’océan Atlantique qui l’entoure. Selon la légende, elle commémore une apparition miraculeuse de la Vierge Marie à un berger, attirant depuis des pèlerins en quête de spiritualité.
Nous faisons étape ici pour la nuit : enfin le calme et ... un superbe coucher de soleil. L'ancien monastère est maintenant fermé et la chapelle est en cours de restauration.