Automne au Portugal ~ De Tomar à São Lourenço
Samedi 10 octobre
En milieu de journée nous quittons Tomar pour rejoindre le monastère de Santa Maria da Vitória, plus connu sous le nom de Batalha.
Ce chef-d'œuvre absolu de l'art gothique et manuélin au Portugal a été édifié à partir de 1386 par le roi Jean Ier, pour commémorer la victoire historique d'Aljubarrota qui assura l'indépendance du pays face à la Castille.
Il devint le panthéon de la dynastie d’Aviz, abritant les tombes de plusieurs rois et reines, dont celle du fondateur lui-même et de son épouse, Philippa de Lancastre.
Le monastère se distingue par ses façades richement sculptées, ses vitraux colorés et ses voûtes élancées. La chapelle du Fondateur, les cloîtres royaux et la salle du Chapitre, avec son plafond en étoile, sont autant de merveilles à découvrir. Les chapiteaux, ornés de motifs végétaux et de figures bibliques, illustrent le savoir-faire des artisans de l’époque.
Au-delà de sa beauté artistique, Batalha incarne la puissance de la monarchie portugaise et la ferveur religieuse de l’époque. Les pèlerins et les visiteurs y trouvaient une atmosphère de recueillement, renforcée par la lumière filtrant à travers les rosaces.
Aujourd’hui, le monastère de Batalha attire des milliers de visiteurs chaque année, fascinés par son histoire et son architecture.
Il reste un symbole de la richesse culturelle du Portugal et un témoignage émouvant de son passé glorieux.
Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1983, cet ensemble monumental impressionne par ses dimensions et la finesse de ses sculptures, véritable "dentelle de pierre".
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À une vingtaine de kilomètres plus au sud, c’est le monastère de Santa Maria d’Alcobaça que nous visitons.
Il a été fondé en 1153 par le roi Alphonse Ier, est l’un des plus grands et des plus anciens monastères cisterciens d’Europe, il incarne l’apogée de l’architecture gothique cistercienne, alliant sobriété, harmonie et grandeur.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1989, le monastère impressionne par la pureté de ses lignes et la lumière qui baigne son église abbatiale, la plus grande du Portugal.
À l’intérieur, les tombes de Pedro et Inês de Castro, symbole d’un amour tragique devenu légende nationale (relire « La Reine Morte » de Montherlant) attirent particulièrement l’attention.
Le cloître du Silence, les cuisines monumentales et la salle des Rois témoignent de la vie monastique et de l’influence politique et culturelle de l’ordre cistercien au Moyen Âge. Aujourd’hui, ce chef-d’œuvre architectural continue de fasciner par son atmosphère de recueillement et son histoire millénaire.
Nous rejoignons Cos, l’étape prévue pour ce soir, un peu au nord d’Alcoçaba ; une fête semble se préparer et trois autobus plus des voitures occupent l’aire de camping-cars. Nous préférons rejoindre la cote pour y trouver une aire de stationnement plus tranquille en la circonstance.
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Dimanche 11 octobre
Dans la matinée, nous partons pour Peniché, plus exactement au Cabo Carvoero où nous faisons une pause au sommet des falaises peuplées de cormorans et autres goélands, dans la brume ; quelques photos seront tout de même possibles...
Nous reprenons la route où s’aperçoivent des moulins à vent, blancs et bleus qui agrémentent les villages traversés.
Nous gagnons ensuite Consolaçao où nous avions prévu de passer la journée et la nuit, mais l’aire n’a guère d’attrait et surtout, elle est pleine de camping-cars, portugais pour la plupart. Finalement, nous ferons halte à São Lourenço où nous passerons une partie de l’après-midi à la plage.