Une visite à Saint-Tropez
SAINT-TROPEZ EN ÉBULLITION : QUAND LE LUXE ET LA FOULE FONT BON MÉNAGE (OU PAS)
En ce premier week-end de juillet, Gisèle et Marion, mes amis varois, m’emmènent découvrir Saint-Tropez après une traversée de la baie depuis Saint-Raphaël, Saint-Tropez où tout a commencé pour BB.
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_3234b9_1696-01-bal19042.jpg)
Aujourd’hui, Saint-Tropez ne bronze pas, elle cuit sous un soleil de plomb qui ferait fondre un lingot.
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_e76e73_1696-02-bal19055.jpg)
Dans les ruelles étroites, c’est l’anarchie thermique. Une foule compacte de touristes en tongs, rougeauds et ruisselants, tente de survivre entre les étals du marché provençal.
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_47727c_1696-03-bal19059.jpg)
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_c15437_1696-04-bal19060.jpg)
Ça sent la lavande, la sueur et la crème solaire indice 50. Cette masse humaine, armée de melons et de paniers en osier, se frotte malgré elle aux vitrines d'un autre monde.
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_ab9d20_1696-05-bal19057.jpg)
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_81779d_1696-06-bal19061.jpg)
À deux centimètres de ce défilé de coups de soleil, le luxe dégouline, climatisé et hautain. Les boutiques des plus grandes marques de fringues, de haute joaillerie et de montres de l'espace affichent des vigiles en costume sombre qui ne transpirent bizarrement jamais.
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_076883_1696-07-bal19062.jpg)
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_ea3384_1696-08-bal19058.jpg)
L'opposition est totale : d’un côté, on négocie le prix d’un saucisson d’âne ; de l’autre, on glisse une carte Gold pour une breloque au prix d'un studio en banlieue.
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_17c6de_1696-09-bal19063.jpg)
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_4173d7_1696-10-bal19064.jpg)
Sur le port, le spectacle vire au gigantisme. D’énormes yachts de milliardaires encombrent les quais, bloquant la vue sur la mer comme des immeubles flottants.
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_82d0b1_1696-11-bal19065.jpg)
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_71fa84_1696-12-bal19066.jpg)
Les plus imposants mouillent un peu au large, toisant la plèbe.
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_58e54c_1696-13-bal19067.jpg)
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_a61de6_1696-14-bal19068.jpg)
À leur bord, des équipages en blanc brossent le pont en teck pendant que les propriétaires sirotent du champagne tiède, protégés des regards par des vitres teintées.
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_8ab00e_1696-15-bal19069.jpg)
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_ad56df_1696-16-bal19070.jpg)
L'ombre du célèbre « Gendarme de Saint-Tropez » plane toujours sur la place des Lices.
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_aac6e3_1696-17-bal19071.jpg)
On imagine sans peine Louis de Funès, perruque au vent et képi de travers, tenter de verbaliser un yacht de 80 mètres pour stationnement abusif ou de régler la circulation alternée entre un oligarque en Ferrari et une mémé écrasée par son sac de tomates.
/image%2F0650235%2F20260708%2Fob_05650e_1696-18-bal19086.jpg)
Saint-Tropez en juillet, c'est exactement ça : un film de gangsters de la haute finance réalisé par Jean Girault, sous 40 degrés à l'ombre.
→ écrit en buvant une bière quelque peu aidé par l’IA
Escapade à la tourbière des Creusates et à la croix des bergers