La sauvage vallée du ruisseau d’Arbine (elle change de nom à 1.380 mètres d’altitude pour prendre celui de ruisseau de Bénétant qui va se jeter dans l’Isère) est peu fréquentée et il est agréable d’y faire quelques balades sans rencontrer grand monde. Nous avons quitté la vallée de la Tarentaise à La Bathie, pour emprunter une petite route étroite, dominant de fortes pentes et où le croisement n’est possible que de loin en loin. La conduite est délicate sur une dizaine de kilomètres puis elle devient très chaotique sur les 800 derniers mètres lorsqu’on quitte la chaussée goudronnée pour une piste...
Les augures de la météo annonçaient du beau temps mais au lever du jour c’est un ciel encombré de nuages qui envahit la région. L’idée d’aller en Maurienne est abandonnée au profit d'une balade plus proche au Mont Margériaz (1.845 m) souvent visité en hiver et plus rarement à la belle saison. Nous quittons le parking du stade de neige (1.395 m) alors que le ciel semble vouloir s’éclaircir et que la station est encore en sommeil. Durant trois quarts d’heures, nous remontons une piste de ski qui serpente sous la télécabine du Roc de Balme, la plus longue remontée mécanique de la station jusqu’à déboucher...
Le lac de Carouge au milieu de la combe de Savoie entre Albertville et Chambéry, je l’ai écrit dans ce billet , est une ancienne gravière, transformée en base de loisirs il y a plus de 20 ans, il attire des promeneurs, des familles, des pécheurs (le plan d’eau est un spot pour eux) tout au long de l'année. Dominé par les falaises altières de la Dent d’Arclusaz (2.041 m), il offre un cadre bien agréable aussi le plan d’eau est-il fréquenté aussi par de nombreux photographes en toutes saisons et il est régulièrement le but de sorties de mon club photos. Ouch, ça claque ! Je vous invite à regarder...
Couleurs d’automne dans une vallée perdue (Les Encombres)
Je n’étais jamais venu dans cette sauvage et solitaire vallée des Encombres, je l’ai écrit après ma visite début septembre dans ce billet et depuis … j’y suis revenu il y a trois jours et encore aujourd’hui en solitaire tant sa beauté sauvage m’a charmé ! Après avoir laissé mon véhicule sur le parking des Frachettes (1.454 m), je me suis engagé dans la descente en forêt où des lacets raides amènent, dans une atmosphère un peu hostile, une centaine de mètres en contrebas jusqu’à une passerelle permettant de traverser le torrent des Encombres et remonter sur l’autre versant jusqu’au petit hameau...
Le sommet débonnaire de la Pointe de la Fenêtre (2268 m) offre un superbe panorama sur les sommets environnants, les glaciers de la Vanoise, le Beaufortain, en toile de fond s’aperçoit le Mont Blanc et plus proche les sommets élancés dominant la vallée des Encombres. Y grimper est une belle balade pour rejoindre la crête qui surplombe la vallée des Encombres d’une part et celle des Bellevilles d’autre part. J’y suis venu à quelques reprises en fin d’été mais plus souvent en skis de rando en hiver en partant de Saint-Marcel-de-Belleville ou du Chatelard. Je ne connaissais pas l’itinéraire tracé...
Le Mont du Challier (2.132 m), un petit sommet en contre-bas du Mont Jovet (2.558 m), domine le versant ensoleillé en surplomb sur le Doron de Bozel offrant un vaste panorama sur le massif de la Vanoise. En ce début octobre, le soleil est là qui va vite nous réchauffer lorsque nous quittons notre véhicule dans le joli hameau de La Cour (1.532 m) dont certaines maisons bardées de bois ont encore des toits en lauzes. Un sentier soutenu remonte le Bois de La Cour dont les feuillus ont pris la belle couleur mordorée de l’automne puis les feuillus laissent progressivement la place à une verdoyante forêt...