Sur le Camino Sanabrés
La Galice ? Un paysage de Bretagne intérieure avec des collines, des chemins creux bordés de pierres dressées et moussues, des chênes et des landes, mais aussi des petites églises en granit, de vrais calvaires bretons, des maisons avec des blocs de granit dans les angles ...
Ils ont également des « bagads » (je ne connais pas le nom en galicien) qui participent au Festival Interceltique de Lorient ou au Festival de Cornouailles à Quimper et d'autres encore, avec des gaïtas (cornemuses) mais aussi des zanfonas (vielles à roue).
Ah ! J'allais oublier, on y trouve également les bonnes « odeurs » car on élève ici aussi des cochons. Mais on trouve aussi des fenêtres en bow-windows et des horreos, petits à grains bien typiques...
La météo est toujours orientée vers du mauvais temps, mais je ne vais pas me plaindre après les semaines de grand soleil de Castilla La Mancha.
Et puis, j'ai un peu de chance : je quitte souvent un albergue juste après la pluie de la nuit et j'arrive à l'albergue suivant juste peu avant celle de l'après-midi !
Bon, j'ai eu droit aussi à quelques courtes ondées, histoire de me rafraîchir les idées.
Depuis que je parcours le Camino Sanabrés, les albergues sont le plus souvent bien confortables, notamment ceux de Galice financés par la Xunta de Galicia (gouvernement de la Comunidad).
J'y trouve du petit monde, surtout des allemands et des belges qui marchent ici après avoir parcouru la Via de la Plata, marcheurs que je perds un jour lorsque je fais une longue étape, mais que je retrouve quelques jours plus tard lorsque, eux aussi à leur tour, se font « la » longue étape !
L'ambiance y est le plus souvent assez chaleureuse, rien à voir avec celle fréquemment déplorable qu'on peut trouver sur le Camino Francès...
Je vais atteindre Santiago de Compostela dans cinq jours, donc jeudi en fin de matinée. Quant à rejoindre en trois jours le Cabo Fisterra, ce sera fonction de Dame Météo si elle m'assure de belles journées (ça reste possible vu l'emplacement actuel de l'anticyclone des Açores, mais il faudrait qu'il se déplace un peu !).
Sinon, pas d'intérêt à tenter de voir le « faro » entre deux rideaux de pluie.
D'autant que je le connais ce « faro » puisque nous avions mouillé le « Queequeg » de Pierre devant la playa de Corcubión en 2004.
¡Hasta luego!
Carte avec le parcours - détails techniques - fichier GPX [ clic ]