Escapade en Val d'Aoste ~ Face au Cervin et aux glaces du Plateau Rosa
UN RETOUR SUR LE PASSÉ
18 juin 2026
C'est sous un ciel limpide de mi-juin que s'ouvre cette quatrième journée, en quittant Aoste pour prendre la direction des très hautes altitudes de Breuil-Cervinia au fond du Valtournenche.
C’est un rendez-vous avec mon passé puisque je suis venu souvent par ici, soit en été pour gravir quelques sommets de plus de 4 000 m, soit en hiver pour skier dans cette superbe station ou ses voisines, comme je l’ai écrit dans ce billet et j’avais envie de revoir ces sommets tant aimés !
Une fois la voiture garée sur l’un des vastes parkings quasiment vides à cette époque de l’année, direction les sommets via trois téléphériques ou télécabine.
La montée vers le Plateau Rosa (Testa Grigia), franchissant la barre des 3 480 mètres d'altitude, offre un changement de monde radical, passant du vert des alpages à l'univers minéral et glaciaire de la haute montagne.
Arrivé sur la plateforme supérieure de la Funivia del Plateau Rosa, j'ai sollicité l'autorisation auprès du responsable de la station pour faire décoller mon drone.
Accord accepté avec le sourire ! L'appareil a pu s'élever dans un air pur et cristallin pour capturer des perspectives spectaculaires sur la calotte glaciaire du Breithorn (4 164 m).
La vue plongeante sur les arêtes immaculées et la mer de nuages en contrebas vers Zermatt et la Suisse romande offre un rendu visuel d'une puissance saisissante.
Lors de la redescente par étapes, la séance photo s'est poursuivie aux échelons inférieurs pour rendre hommage au roi incontesté des lieux : le Cervin (Matterhorn) qui me nargue du haut de ses 4 478 mètres.
Halte aux Laghi Cime Bianche : Au niveau de la station intermédiaire (2 831 m), la lumière du matin venant caresser les eaux encore partiellement gelées des lacs offre de magnifiques compositions, où la silhouette pyramidale du Cervin vient se refléter sur les miroirs d'eau turquoise.
Pause à Plan Maison : Plus bas, à Plan Maison (2 560 m), le panorama s'élargit de nouveau. D'ici, le Cervin dresse sa face sud imposante et monumentale, dominant de toute sa hauteur les vastes étendues d'alpages.
Quelques cadrages soigneusement travaillés permettent de saisir la verticalité et le relief impressionnant de ce sommet de légende avant de retrouver le fond de vallée.
Une journée d'altitude mémorable, le point d’orgue de mon voyage, entre paysages grandioses de plus de 4 000 mètres ou les anecdotes amusantes de voyageur étaient elles aussi au rendez-vous comme on va le voir !
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Arrivé tôt le matin sur place, la journée avait commencé pourtant par une drôle de mésaventure : en m'engageant sur l'un des immenses parkings de la station, quasiment désert à cette période de l'année comme je l’ai écrit, la borne d'entrée refuse catégoriquement de me délivrer un ticket tout en levant gentiment la barrière.
Problème : pour ressortir, le précieux Sésame est obligatoire ! Sans le moindre numéro d'urgence à composer ni un employé à l'horizon, je pensais devoir rester ici quelques heures ou … quelques jours sait-on jamais ...
Heureusement, la sortie opportune d'un véhicule local m'a permis de m'emboîter juste derrière lui pour franchir la barrière en faisant le « petit train » ! Un bon moment de rigolade en guise d’apéritif pour marquer la journée.
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