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Parcourir le Monde

Via de la Plata #4 Sur la calzada romana

Xtian

Les Romains ont fait preuve de méthodologie et de technique dans tous les domaines; il en fut ainsi pour les voies de communication.

Bien entendu, ils ont d'abord équipé leur pays d'origine; la ville de Rome communiquait avec le reste du monde méditerranéen par un réseau en étoile de 29 routes principales (d'où le fameux dicton : tous les chemins mènent à Rome). Puis les Romains ont équipé rapidement toutes les contrées qu'ils ont envahies, ceci dans des objectifs stratégiques qui firent leur supériorité pendant presque un millénaire.

Ils devaient pouvoir se déplacer rapidement - à pied ou à cheval - au sein d'un empire d'une étendue inégalée : déplacement des armées, approvisionnement, commerce. Sans ce réseau efficace et durable, ils n'auraient pas pu se maintenir sur toutes les contrées conquises.

Ces travaux considérables utiles à tous montraient aussi leur supériorité technique aux peuples envahis, qui pouvaient bénéficier de grands progrès dont ils n'étaient pas capables par eux-mêmes, amenant une « colonisation en douceur » efficace et durable; on a parlé de la « romanisation » des Gaules, et il n'y a pas eu de guerre véritable.

Les technologies utilisées, aussi bien dans la topographie que dans la réalisation matérielle, ont rendu ces voies praticables en permanence - y compris les cols des Alpes - ce qui évitait l'isolement des contrées.

Les  routes principales ont d'abord relié les établissements importants pour la conquête (via publica, via militaris) : camps militaires, passages difficiles par ponts et tunnels, zones de ressources naturelles (carrières, mines de fer et de plomb, bois et cultures). La stratégie est omniprésente. Le réseau s'est ensuite étoffé, avec des voies secondaires (via vicinalis), et des voies privées (via privata).

L’actuelle Via de la Plata suit une ancienne voie romaine, pratiquement inchangée de nos jours sur de nombreuses sections. Conçue et bâtie à l'origine pour faciliter le commerce de l'or, la via de la Plata partait alors d'Emerita Augusta (l'actuelle Mérida), allait jusqu'à Asturica Augusta (aujourd’hui Astorga), dans le nord-ouest de l'Espagne. La route, longue d'environ 900 km, passait par Castra Caecilia (Cáceres) et Salmantica (Salamanque). Elle se prolongeait au Sud jusqu'à Hispalis (Séville), où elle rejoignait la via Augusta.

Performances de déplacements notées dans des écrits de l'époque : 

→ César, avec une escorte est allé de Rome à  Arles en  8 jours.

→ César, avec son armée, de Rome en Espagne, a mis 27 jours.

→ un courrier à cheval faisait 70 kilomètres par jour (avec 3 ou 4 changements de cheval).

Aujourd’hui encore, sur toute cette calzada romana, on trouve en nombre des bornes milliaires.

Je suis donc sorti de Mérida en prenant la direction de l’Embalse de Proserpina, un vaste réservoir construit par Rome et j’ai retrouvé peu après les fincas, le sentier s'insérant à nouveau entre des chênes et des genêts, avec plein d'oiseaux, des cigognes qui enroulaient des thermiques, un aigle les accompagnant et surtout des aigrettes par dizaines.

Le lendemain, je suis entré dans le Parque Natural del Cornalvo. L'itinéraire est superbe, la piste monte lentement en serpentant entre les fincas alors que tout autour des bouquets de cistes étaient maltraités par le vent violent qui commençait à souffler en rafales.

Au Puerto de la Cruz, une vaste plaine s'est découverte: je vais mettre deux jours à la traverser. La halte du jour, un hébergement proposé dans un monastère portait un fort joli nom Convento de los Esclavos de Maria y de los Pobres.

De Cáceres, en 2011, je n’avais pas vu grand-chose, la ville connaissait d’importants travaux, des rues étaient quasiment inaccessibles et il m’avait fallu, à plusieurs reprises, demander mon chemin pour traverser et fuir la ville. Mais cette fois, j'ai pris un peu de temps en traversant le casco antiguo (centre historique). 

Pourtant Cáceres mérite une halte, son passé survit dans sa citadelle, ses arches, ses façades ornées de blasons et ses rues pavées et tortueuses, forment un ensemble qui crée une atmosphère particulière.

C’est la ville des cigognes dont les claquements de becs et les nids volumineux font partie intégrante des vieux quartiers, on les voit partout sur les tours, les cheminées ou les antennes de télévision.

Sorti de Cáceres, j'ai fait étape à Casar de Cáceres puis j'ai continué à traverser d'immenses landes, juste interrompues par un barrage sur le Tajo, celui qui se jette dans l'océan Atlantique à Lisbonne donne ici naissance à l'Embalse de Alcantara.

Ensuite, ce fut un long plateau aride où , comme l'écrit un vieux topo décrivant l'itinéraire, règne une désolation complète avec pour seule ombre celle de votre chapeau !

En 2011, j’avais fait étape à Cañaveral où l'albergue se trouvait être l'annexe de l'hôtel local, 7 places, fort délabrée et très mal tenue. 

Heureusement, depuis un sympathique gîte a été ouvert à l’entrée du village que j'ai atteint avec joie après un long parcours de 34 km et un peu plus de sept heures de marche, la dernière accompagné de la pluie.

 

Carte avec le parcours Mérida→Aljucen - détails techniques - fichier GPX  [ clic ]   

Carte avec le parcours Aljucen→Alcuescar - détails techniques - fichier GPX  [ clic  

Carte avec le parcours Alcuescar→Valdesalor - détails techniques - fichier GPX  [ clic ]    

Carte avec le parcours Valdesalor→Casar de Cáceres - détails techniques - fichier GPX [ clic ]   

Carte avec le parcours Casar de Cáceres→Cañaveral - détails techniques - fichier GPSX  [ clic   

 

 

La Via de la Plata #3 De Fuente de Cantos à Mérida

La Via de la Plata #5 En Estrémadure

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Commentaires
P
Un bel article .... Mais est-ce des genêts au bord du chemin?
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Z
Bonjour Christian<br /> tu a pas chaud ? console toi ,ici il pleut et il ne fait pas chaud du tout ,tu vois s'est général <br /> je ne sais pas s'il ne neige pas sur le grand arc !!!!<br /> bon dimanche bonne route ,bises de la voisine
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X
@yvan<br /> Je n'étais pas à l'hôtel Jarilla mais à l'hôtel Asturias, quasiment en face. Pas mal et chaleureux.<br /> Plus que la température, je suis dans les derniers soubresauts de la sierra de Gredos, au puerto de Bejar (950 m d'altitude), la neige n'est pas loin et il souffle un vent glacial...<br /> Finie l'Estrémadure, je suis à la frontière avec la Castilla y León. Je vais lancer avec la complicité de l'une de mes deux filles le billet suivant (depuis ma tablette, ce n'est pas possible).<br /> Hasta luego!
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I
Alors ? Il était bien l'hôtel restaurant Jarilla ? Bonne route pour ce jour du printemps..
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E
bonsoir Christian....je ne savais pas pourquoi on disait " tous le sentiers mènent à Rome" avec 29 départs de sentiers ...un sacré périple ,tu refais donc en ce moment le même qu'en 2011 ....combien de kms  depuis le départ et l'arrivée ? tes photos sont superbe ,la nature parait aride mais il y a de nombreux arbrisseaux , les fleurs jaune je ne peux  affirmer ce que c'est ne les voyant pas assez bien mais la lavande  n'est pas la lavande commune mais une lavande papillon ,bon parfum et mellifère ...les ponts sont vraiment beaux  et solide , l'œuvre des Romains  ?  il doit y en avoir beaucoup sur tout le parcourt ...désolée de ne passer plus souvent , depuis que je garde mon petit fils ( 5 mois ) le temps me fait défaut je savais qu'en acceptant que je devrais revoir certaines choses et c'est le blog que je suis obligée de mettre de côté , ça me manque mais je n'ai pas vraiment le choix , il y a des priorités ..je fais quelques visites dès que j'en ai le temps sauf lorsque je m'endors sur l'ordi ....continue cette belle rencontre avec la nature et autres et ramène encore de belles vues ...à bientôtbisesghislaine
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B
Bonjour Xtian<br /> Les romains étaient des grands bâtisseurs, et avec des matériaux solides. La preuve en est avec toutes les constructions encore là de nos jours
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Z
BONJOUR CHRISTIAN<br /> Je passe juste te faire un coucou et voir ou tu en ai ? <br /> bonne journée bisous 
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I
Qu'est-ce que tu crois, je te flique...
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M
 <br />  <br /> Merci pour ton sympathique commentaire sous les photos de notre balade à Rodemack.Très bonne soirée, @micalement, Marc de Metz.@ bientôt.
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X
@yvan<br /> T'es gonflé ! Si je ne fais pas étape dans ce petit village de Carcaboso, le parcours aurait atteint les presque 40 km. J'ai fait certes, de grosses distances, notamment un 47 km il y a deux ans du côté de Tolède, mais bon qui veut voyager loin ménage sa monture et j'ai plusieurs belles bambées pour rejoindre Salamanque mardi ou mercredi prochain.<br /> Hasta luego!
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I
Hé, t'en as pas foutu lourd aujourd'hui ! 
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B
Bonsoir<br /> J'espère que tu vas bien Pour moi le départ est pour le 1ier avril  <br /> Je te souhaite une bonne soirée
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M
 <br />  <br /> La rue la plus commerçante de Metz, sa principale, est une ancienne voie romaine. Elle permettait de relier Rome à Trêves et au reste de l'Empire au nord. Tes explications sont passionnantes.Bonne soirée Xtian, bonne voie romaine...@ bientôt. Il y a des milliers de balcons différents dans Metz...
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F
J'ai fait ma curieuse et je suis allée voir où tu en étais .. t'es encore bien loin ,<br /> j'avoue que tu traverses des paysages somptueux qui doivent en avoir long à raconter.<br /> j'ai bien aimé ce petit bout de chemin avec toi surtout avec toutes ces explications sur ces voies illustres
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I
Ok... Bonnes jambes à toi.<br /> <br /> A vélo tu aurais une chance, mais à pinces, je ne miserais pas sur toi, c'est sûr ! 
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Z
Bonjour Christian <br /> superbe se voyage ,et tout les détails que nous donne ,j'apprend plein de chose avec toi <br /> les deux ponts sont très beaux et bien entretenu,ses sentiers bordés de fleurs ,que du bonheur <br /> bonne continuation ,bisous de la voisine
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X
@yvan<br /> Pourquoi pas ? Ça me ferait très plaisir de faire étape chez toi et j'en connais une, ma sœur qui se trouve près de Carcassonne à qui ça ferait également plaisir.<br /> Je vais y réfléchir mais il faut d'abord que mes jambes me portent jusqu'à l'hexagone et ça c'est pas encore gagné. Je te ferai savoir vers la mi avril. Si cela se faisait, j'arriverais par la voie d'Arles jusqu'à Toulouse puis je pourrais continuer par le canal du Midi. <br /> À suivre...
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I
Re...<br /> Moi je suis bien plus à l'est, Lerida, col de la Bonaigua, Val de Aran... ou bien remonter côté français, tous les chemins mènent à Milhas (sur la route il y a St Bertrand de Comminges entre autres) et ensuite à  Moissac, en plus un coup de voiture permettrait, sans tricher (!!!)  de compenser le surplus de km...! Je le disais en plaisantant, mais si ça te dit, no problem, et ce serait avec un réel plaisir, crois-moi !
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X
@yvan<br /> Si j'arrive à la frontière, ce serait entre le 20 et le 25 avril à Saint Jean Pied de Port, pour continuer sur le GR 65 en direction de Moissac, Figeac, Conques,... À moins que... passant le Somport je me décide de filer vers Toulouse. Je n'ai pas les fichiers GPS du parcours ni la liste des hébergements, mais je peux les trouver sur le net et les charger sur mon GPS et ma tablette. Qui sait...<br />  <br /> @jobel<br /> Ce ne sont pas des bornes militaires mais des bornes milliaires.<br />  <br /> @pascale MD<br /> Oui, ces morceaux de voie romaine sont splendides et, selon mes souvenirs, le plus beau est devant moi (dans trois et cinq jours).<br />  <br /> @bebert<br /> Ce pont est sans doute l'un des plus beaux, mais il y en bien d'autres. Tu me donnes l'idée de faire un article sur ces ponts à mon retour.<br />  <br /> Merci à tous pour vos encouragements.<br /> Christian
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I
Dis, Christian, elle est encore loin la frontière ? Quand tu l'auras passée, tu viendras prendre un pot à la maison, tu n'en auras que pour deux jours de marche... (45 bornes). Je te ferai un plan pour arriver chez moi, mais attention de ne pas te faire bouffer par un ours, ils commencent à pointer leur nez et là, après le jeûne, ils ont faim, très très faim ! <br /> En attendant, la chevelure d'une sirène que je te présenterai... <br /> Bonne continuation à toi.<br />
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