Je ne me lasse pas du Revard
Non, je ne me lasse pas du Revard, j’y vais souvent et en toutes saisons.
Le plateau, orienté en pente douce vers l’est et le massif des Bauges, offre depuis plusieurs belvédères émergeant de la forêt et des alpages des vues magnifiques tant sur les Alpes du Nord avec en toile de fond le Mont Blanc d’un côté, le massif de la Chartreuse et la chaîne de Belledonne de l’autre.
D’imposantes falaises dominant la cluse de Chambéry et le Lac du Bourget s’étalent depuis la croix du Nivolet ( 1.545 m ) au sud du plateau jusqu’au belvédère du Revard ( 1.563 m ) au nord et même encore plus loin jusqu’à la Montagne de Banges ( 1.434 m ).
Alpage depuis le moyen âge, l’histoire du Mont Revard est étroitement liée à celle d’Aix-les-Bains lorsqu’au début du XIX° siècle, les poètes s’en inspirent et le décrivent, le mettant pour la première fois en lumière.
Entre 1892 et 1937, un train à crémaillère emmenait les curistes et les touristes depuis la ville thermale jusqu’au sommet du Revard, il fallait, à l’époque, compter environ 1 h 30 pour parcourir les 10 kilomètres de la ligne.
La construction d’un téléphérique en 1935 a entraîné la fin de ce chemin de fer à crémaillère mais par la suite, avec la construction des infrastructures routières, la voiture a pris à son tour le pas sur le téléphérique qui cessa de fonctionner à l’issue de la saison hivernale en 1969. Les câbles furent démontés en 1975.
En 2011, le conseil départemental de la Savoie a décidé de réaménager le belvédère du Revard auquel on accède très aisément en voiture, on peut se garer facilement.
Avec la création à l’automne 2012 de deux pontons en bois, c’est une très belle vue sur la plaine et l'étonnante plateforme « sky-view » en verre et métal permet de profiter d'une vue impressionnante en surplomb sur le lac d'Aix-les-Bains.
Ce « pas dans le vide » est modeste, on n'est pas au Grand Canyon du Colorado ni à l'Aiguille du Midi mais quand même on est agréablement surpris.
Combien de fois suis-je venu là alors que j’habitais dans les pentes en-dessous des falaises ? Aujourd’hui encore, j’ai plaisir à y venir été ou hiver, le Revard je ne m’en lasse pas !
Je vous invite à regarder le montage audiovisuel ( 2,41 minutes ) ci-dessous.
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