Carnet de voyage en Géorgie ~ De Gori à Akhaltsikhe #1
Jeudi 20 juillet
Au menu du jour 250 km : Gori → Borjomi → Vardzia → Khervitsi → Akhaltsikhe
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Nous partons pour une longue journée d'abord en rejoignant en fin de matinée Borjomi, ville célèbre dans toute l'ancienne URSS pour son eau gazeuse aigre douce.
Cette petite ville tranquille encerclée de collines boisées est donc connue pour sa station thermale, ses sources et sa station de ski.
C'est un gouverneur russe de la Géorgie au XIX° siècle qui décida d'en faire un lieu de villégiature après la découverte en 1810 d'une eau de source aux vertus bénéfiques.
Elle se situe dans l'une des gorges de la Koura, à 152 kilomètres à l'ouest de Tbilissi, à la frontière orientale du parc de Borjomi-Kharagaouli, l'un des plus grands d'Europe avec ses 5.300 m².
Balade dans le parc, l'entrée donne droit à un verre de l'eau des thermes. Bof, un goût que j'ai trouvé quelconque.
La route est longue pour rejoindre le site troglodytique de Varzia, niché au fond des gorges de la Koura, à deux pas de la frontière arménienne.
Vardzia, à la fois symbole culturel et phénomène naturel, occupe une place spéciale dans le cœur des géorgiens car le roi Georges III y fit édifier une fortification au XII° siècle puis sa fille, la reine Tamar, y fonda un monastère troglodytique.
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Celui-ci devint progressivement une ville sainte abritant quelque 2.000 moines, véritable bastion spirituel aux confins orientaux de la chrétienté. Au total, Vardzia compte plus de 400 salles, 13 églises et 25 caves à vins et il reste encore à découvrir.
Ses habitants vivaient dans des logis taillés sur 13 étages dans la roche, un gigantisme assez inimaginable pour l’époque. En 1283, un séisme ébranla les parois extérieures de nombreuses grottes, entraînant le long déclin de la ville. Depuis la chute du régime soviétique, le monastère a repris son activité et quelques grottes sont habitées par des moines.
Au cœur de l’ensemble troglodytique se trouve l’église de l’Assomption, dotée d’un portique à deux arches où pendent des cloches. La façade a disparu, mais l’intérieur est toujours splendide. Les fresques peintes à l’époque de sa construction ( 1184-1186 ) représentent des scènes du Nouveau Testament, ainsi que, sur le mur nord, Georges III et Tamar avant que celle-ci ne se marie – il s’agit de l’un des quatre portraits faits du vivant de la future reine.
Malgré l’ampleur du site, il est difficile de se perdre quoi que… Après avoir exploré plusieurs niveaux, on retrouve le chemin qui ramène en bas de la colline au terme d’une grande boucle.
Des escaliers à monter, à descendre, parfois plafonds bas. Fin de la visite à 17 heures.
→ Plus d’infos sur Vardzia