Carnet de voyage en Sicile ~ D'Annecy à Naples
Jeudi 26 mars
J’ai quitté en solitaire mon domicile annécien en début d’après-midi sous le soleil bien que la météo annonça un temps couvert évoluant vers pluie et chutes de neige au-dessus de 1.000 mètres. La vallée de la Maurienne est remontée par la nationale pour atteindre le tunnel du Fréjus qui se passe sans problème. Un peu après 18 heures, je fais étape sur l’aire d’Avigliana, à 25 kilomètres de Turin.
Vendredi 27 mars
Vers 8 heures, après une nuit tranquille, départ sous le soleil qui met en valeur les arbres fruitiers en fleurs, si le printemps n’est pas encore arrivé dans les Savoies, il l’est bien dans cette vallée de Suse. Mais plus tard vers Gênes, le ciel se couvre de stratus et un vent de sud-est se lève. Il y aura même un peu de pluie jusqu’à Massa où je fais halte pour approvisionner la cambuse.
Le soleil revient à partir de Livourne où je déjeune à la Marina di Levante. Sous un soleil qui revient timidement, je poursuis par la SS Aurelia jusqu’à Tarquinia Lido où j’arrive vers 18 heures.
Samedi 28 mars
Ciel couvert, le soleil aura du mal à percer, mais la température va atteindre les 22°. Je poursuis vers Rome, toujours par la SS Aurelia.
Sous un peu plus de soleil, Rome est contournée par la GRA sud. En ce début de week-end, les romains quittent leur ville pour rejoindre la côte.
Ce n’est sûrement pas la bousculade de la saison estivale, mais il y a du monde sur la route des plages que j’emprunte pour rejoindre la littoranea que je vais suivre jusqu’à Naples. Au début, elle est bien peu pittoresque, mais en allant vers le sud, ça devient plus sympathique.
Arrêt pour déjeuner devant le Lido de Latina alors que des amateurs de skyte profitent du vent, toujours assez fort, pour donner libre cours à leur passion. Un peu plus loin, San Felice Circeo, présente une montagne assez curieuse, presque en mer …
Arrivé vers 16 heures 30 à l’aire aménagée de Pozzuoli en banlieue de Naples, il n’y a personne à l’accueil, mais tout est ouvert et un camping-cariste italien me dit qu’une personne viendra en soirée.
En fait, vers 17 heures 30, le propriétaire arrive et me dit aimablement que l’aire est fermée pour cause de restructuration.
Il ne me reste plus qu’à rejoindre non loin l’excellent Camping Vulcano Solfatara, installé dans le cratère d’un volcan mais un volcan pas comme les autres.
C’est la zone la plus active des Campi Flegrei (les Champs Phlégréens), une immense caldeira formée à la suite d’une énorme éruption il y a 35.000 ans et avant que la nuit ne tombe je pars en faire le tour en évitant certaines zones interdites parce que trop dangereuses.
Des projections de fumées, de souffre, des couleurs jaunes, oranges, grises, des odeurs d’œufs pourris …
Le sol est brulant, les barrières de sécurité sont régulièrement changées car détériorées par la chaleur et des fumerolles qui crachent de la vapeur de souffre à 200° alors que les boues sont bouillonnantes. Pas très rassurant tout ça et vraiment impressionnant.
En soirée, court mais violent orage avec un joli coup de sirocco.
° Edit 2026 : l’accès à la Solfatara est maintenant interdit en raison d’importants risques volcaniques.