Il existe des moments où la nature se pare de sa plus belle robe, comme après une chute de neige en montagne. Le silence, d’abord, s’installe… Les bruits familiers — le vent dans les arbres, le clapotis des ruisseaux — s’étouffent sous un épais manteau blanc. Tout semble suspendu, comme si le temps lui-même avait décidé de faire une pause. Les sommets, autrefois rugueux et sombres, se transforment en géants de lumière. La neige, immaculée, capte chaque rayon du soleil et le renvoie en mille éclats, créant un spectacle étincelant. Les sapins, alourdis par leur charge hivernale, courbent leurs branches...
Rien que dans la variété des appellations qu'on lui donne, ce pont ferroviaire de plus de 160 mètres de long qui enjambe l'Isère au cœur de la Combe de Savoie, est un bel échantillon d'Europe à lui tout seul. Baptisé à sa construction en 1856 pont Victor-Emmanuel , ou plutôt Vittorio-Emanuele , du nom du souverain qui régnait alors sur une Savoie piémontaise, cet ouvrage d'art a reçu par la suite le surnom de Pont des Anglais en référence à l'ingénieur britannique Thomas Brassey (1805-1870), qui le conçut parmi tant d'autres, en France et sur tout le continent européen. Dans ce pont, il y a tout...
Mes amis et moi, sommes des privilégiés qui n’avons pas besoin de faire des kilomètres pour aller prendre l’air et nous livrer à quelques activités de nature. En un quart d’heure et même moins, l’activité bruyante de la ville et la civilisation sont quittées et nous nous retrouvons en pleine nature. En cette matinée de mi-novembre, pour sa sortie hebdomadaire, mes amis avaient choisi d’aller dans les bois, juste au-dessus des vignes d’Apremont sous les pentes du col du Granier. Nous avons d’abord été jeter un œil sur la cascade du Pichut et pour être dans les bois, elle l’est ! Les prises de vue,...
Il ne fallait pas la manquer cette belle journée d’automne de mi-novembre qui m’incitait à aller en Haute Tarentaise, là où les montagnes ont tout des grandes, pour une nouvelle visite au Monal, un hameau de vieux chalets qui se blottit au milieu d'une forêt de mélèzes à 1.880 mètres d’altitude. Le site, protégé, était une « montagnette » autrement dit un hameau d'habitations temporaires utilisées au début ou à la fin de la belle saison par les éleveurs qui y amenaient leurs troupeaux, une étape intermédiaire avant qu'ils ne montent en altitude plus avant dans l'été et à nouveau à l'automne, avant...
Le plateau du Revard, orienté en pente douce vers l’est et le massif des Bauges, offre depuis plusieurs belvédères émergeant de la forêt et des alpages, des vues magnifiques tant sur les Alpes du Nord avec en toile de fond le Mont Blanc d’un côté, le massif de la Chartreuse et la chaîne de Belledonne de l’autre. D’imposantes falaises dominant la cluse de Chambéry et le lac du Bourget s’étalent depuis le belvédère du Revard (1.562 m) même plus loin au nord depuis la Montagne de Banges (1.434 m) jusqu’au Mont Peney (1.356m) au sud du plateau. Curieusement, je n’étais jamais venu au col de la Doriaz...
Nous sommes dans le Valbonnais , sans aucun doute dans la vallée la plus méconnue et secrète du parc national des Ecrins, dans la Matheysine, tout au sud de l’Isère. L es vallées de La Bonne et du Béranger respirent une authenticité montagnarde aux accents de bout du monde, entre hameaux historiques et isolés , forêts touffues et sommets emblématiques dont le plus connu est le majestueux pic de l’Olan (3564m) . Demeuré à l’écart des grands axes, le Valbonnais et sa commune alpine, dans la partie iséroise des Ecrins, un coin où mes visites ont été rares. Situé en pleine nature, à proximité de la...