Carnet de voyage en Turquie ~ Istanbul - Le palais Topkapi
J02 Samedi 14 juin
Après un vol de 3 heures depuis Lyon Saint-Exupéry, j’ai atterri hier en soirée à l’aéroport Sabiha Gökçen, situé du côté asiatique et à 50 km du centre-ville d’Istanbul que j’ai rejoint avec un VPC réservé par le voyagiste et ce matin 14 juin, je retrouve les 32 autres voyageurs Fram inscrits au circuit « Magnifique Anatolie », accueillis par Gunder Bey notre guide. C’est une journée chargée en visites qui commence et d’abord celle du Palais Topkapi (le palais des sultans) qui va nous occuper de 9 heures à midi.
L’édification du Palais de Topkapi (Topkapı Sarayı) a débuté au milieu du XV° siècle, en 1459, après que Constantinople (nom d’Istanbul jusqu’en 1930) a été conquise par le sultan Mehmet II. Pendant la chute de Constantinople, le Grand Palais avait été détruit en grande partie et le sultan avait besoin d’une nouvelle demeure, il choisit de faire construire un palais sur un promontoire dominant la Corne d’Or et la mer de Marmara, à l’endroit où se trouvait l’acropole de Byzance durant l’antiquité grecque. Ce palais ottoman, qui a servi de résidence aux sultans pendant près de 500 ans, a été régulièrement agrandi. L’ancien palais impérial, qui a abrité jusqu’à 4.000 personnes pendant sa période la plus faste, a pendant longtemps été le symbole de la puissance de l’empire dans le monde entier.
Après la première guerre mondiale lors du démantèlement de l’Empire ottoman, le Palais de Topkapi a été transformé en musée. Aujourd’hui, il appartient à la République de Turquie, administré par le ministère de la Culture et du Tourisme. Il a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1985 où il est décrit comme « un ensemble incomparable de bâtiments construits sur quatre siècles, unique par la qualité architecturale de ses bâtiments autant que par leur organisation qui reflète celle de la cour ottomane ».
Le palais n’offre pas une vision très claire de la façon dont vivaient les sultans mais présente différentes collections plutôt à la manière d’un musée, toutefois la partie de la visite consacrée au harem met plus en avant la manière dont ils vivaient.
On entre dans la première cour (également nommée cour des janissaires), qui s'étend jusqu'à la pointe du sérail et est entourée de hauts murs. Cette première cour est la plus grande de toutes et fonctionne comme une enceinte extérieure.
La grande « porte du Salut » (ou porte du Milieu) mène au palais et à la seconde cour ; elle est flanquée de deux grandes tours orthogonales crénelées. À part les officiels et les dignitaires étrangers, personne n'était autorisé à franchir cette porte et seul le sultan pouvait la passer à cheval !
La seconde cour était essentiellement utilisée par le sultan pour rendre la justice. Elle était donc conçue pour impressionner les visiteurs. Le bâtiment, dans lequel sont exposées les armes et armures, était l'un des trésors du palais. Il est constitué d'une grande salle de pierres et de briques couverte de huit coupoles. Ce « trésor » était utilisé pour les finances de l'administration de l'État. Les kaftans donnés en cadeaux aux vizirs, ambassadeurs et résidents du palais par le service financier et le sultan, ainsi que d'autres objets de valeur, y étaient également conservés.
La collection d'armes, est l'un des plus riches ensembles d'armes islamiques au monde, avec des pièces s'étalant sur une période de 1.300 ans, du VII° au XX° siècle. Cette collection d'armes et armures est constituée d'objets d'origine ottomane ou issus de conquêtes, ou encore reçus en cadeaux.
La porte de la Félicité est l'entrée de la cour intérieure (ou troisième cour), où commençaient les appartements privés du sultan. La porte est coiffée d'une coupole soutenue par de minces piliers de marbre. Elle est le symbole de la présence du sultan dans le palais: nul ne pouvait passer cette porte sans l'autorisation du sultan. Même le grand vizir n'était autorisé à la franchir que selon des horaires et à des conditions bien spécifiées. Cette troisième cour constituait le cœur du palais, l'endroit où vivait le sultan en dehors du harem. Il s'agit d'un jardin luxuriant entouré par le hall de la chambre privée, occupé par les officiels du palais, le trésor intérieur (qui contient certains des plus importants trésors de l'âge ottoman, en particulier les Reliques Sacrées, le harem et quelques pavillons, avec la bibliothèque d'Ahmed III en son centre. L'entrée dans la troisième cour était strictement contrôlée, et interdite aux étrangers. Dans cette cour se trouve la « salle des audiences » qui se situe juste derrière la porte de la Félicité, de manière à cacher la vue de la troisième cour.
Le harem a été construit vers la fin du XVI° siècle. Il se composait d'env. 400 chambres et salles magnifiquement carrelées, reliées par des cours et des jardins avec des fontaines. Il abritait plus de 1.000 femmes, enfants, eunuques et serviteurs. Comme les autres parties du Palais de Topkapi, le harem a lui aussi fait l'objet de rénovations et d'ajouts sous les règnes des différents sultans ottomans. Les souverains successifs ont modifié et agrandi le palais et le harem, ce qui a donné lieu à un mélange d'architecture et de décor ottomans, européens et islamiques.
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Carnet de voyage en Turquie ~ Istanbul - Le trésor de Topkapi
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